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Tony BÉRAULT

Extrait du recueil " J'aimerais tout te dire "

Page tournée

Dans cette immense ville,

Je déambule, sereinement,

Sourire aux lèvres, paisible,

Page enfin tournée, maintenant.

 

Après tant d'innocence,

De malheurs et de souffrances,

Au milieu de cette foule,

Qui court après je ne sais quoi,

Métamorphosé, très cool,

Je n'suis plus dans le désarroi.

 

Dans cette immense ville,

Je déambule, sereinement,

Sourire aux lèvres, paisible,

Page enfin tournée, maintenant.

 

Autrefois ta présence,

Mon bonheur, mon espérance,

Ton regard qui me chamboule,

Tes yeux qui me laissent sans voix,

Si, encore, ton absence me trouble,

Là, je suis apaisé, je crois.

 

Dans cette immense ville,

Je déambule, sereinement,

Sourire aux lèvres, paisible,

Je vais avancer maintenant.

 

Le cœur a sa raison Premières lignes du roman de Tony BÉRAULT

Chapitre 1

Derniers rayons de soleil sur la capitale parisienne. La circulation est encore dense avenue des Champs-Élysées.

 À quelques kilomètres de là, rue Saint-Honoré, une jeune française, Émilie Brandon, dort d'un sommeil profond.

 " Mesdames, Messieurs.

Attention, le train à destination de Paris-Austerlitz va entrer en gare voie 4. Attention à l'ouverture des portes. La SNCF vous souhaite une agréable journée. "

 Hugo sort du compartiment où il est resté assis durant tout le trajet, Londres via Paris. 

Son pantalon de jean et sa chemise blanche s'accordent parfaitement avec son teint mat, ses cheveux sombres et ses yeux bleu clair.

Joli garçon, doté d'un charme dont il use à sa guise, son sac de voyage en bandoulière, il marche le long du quai, quitte la gare et se dirige vers une station de taxis... Il n'a qu'une idée en tête : appeler Émilie.

Hugo monte dans le taxi, le conducteur lui demande :

- Où voulez-vous aller ?

- Rue Saint-Honoré, répond Hugo, tout en composant sur son portable le numéro de téléphone d'Émilie.

 Rue Saint-Honoré, un immeuble construit au 18ème siècle, façade avec fresques sculptées par l'architecte Jean Tourville, une lourde porte cochère s'ouvre sur une petite cour intérieure, un ascenseur jouxte la rampe d'escalier en fer forgé, un tapis recouvre chaque marche marquée par une barre en laiton.

 L'appartement d'Émilie est spacieux pour une jeune femme seule. Un salon, une chambre avec dressing, une salle de bain et une cuisine avec coin repas.

C'est son père qui le lui a acheté. Il voulait qu'elle soit heureuse et indépendante lorsqu'elle a repris le cabinet familial d'avocat.

 Émilie se réveille brusquement lorsque son téléphone se met à sonner. Elle décide de ne pas répondre.

Et si c'était important ?

Elle prend sont portable, posé sur la table de nuit, lit le nom de son interlocuteur et d'une voix douce :

- Allô ! Hugo ?

- Désolé, je te réveille ?

- Oui, et si tu n'as pas une bonne raison pour l'avoir fait, tu vas te faire incendier.

- Je suis à Paris, j'arrive de Londres et je me demande si je peux venir te voir ?

 Il est quelle heure ?

 [...]

 Chapitre 2 - Hôpital Val de Grâce, Émilie et Hugo ont 15 ans.

 Au premier étage du bâtiment de l'hôpital de Paris, un jeune homme marche seul dans le couloir obscur, la trentaine. Les cheveux naturellement bruns et un regard songeur. De taille moyenne, son corps robuste, musclé, est caché par une blouse blanche.

Il allume la lumière et commence la visite du matin vers les chambres de ses patients.

 Mathias Druelle entre dans la chambre 105. Il avance vers le lit d'une jeune adolescente de quinze ans qui a été opérée de l'appendicite, deux jours plus tôt.

- Bonjour docteur Druelle.

- Bonjour Élodie, répond Mathias.

Il examine Élodie quelques minutes.

- Je vais bien docteur ?

- Oui, je pense que tu vas pouvoir rentrer chez toi dans peu de temps. Je vais en parler avec tes parents.

- Cool, ils viennent me rendre visite cet après-midi si vous voulez les voir.

- D'accord, je serai là, à tout à l'heure.

Mathias se dirige vers la porte, s'arrête net, fait demi-tour et demande à Élodie :

- On est le 4 Juin aujourd'hui ?

- Oui docteur.

- Alors bon anniversaire Élodie.

Il s'approche d'elle et lui pose un baiser sur le front.

Élodie, les pommettes rosies par la surprise et la joie le remercie en rigolant.

Mathias sort de la chambre d'Élodie et poursuit sa visite.

 Le docteur Druelle entre dans la chambre 110. Sur un des deux lits qui se font face, Hugo, un adolescent de 15 ans est assis, le dos appuyé contre deux oreillers, il fixe le mur de ses yeux bleu clair. Il pense à la tragédie qui s'est déroulée une semaine plus tôt.

Sa petite amie, Pauline, a été assassinée à la sortie d'une soirée chez des amis. Hugo devait la raccompagner chez elle, mais Pauline a préféré rentrer avec des amis et voisins de ses parents.

 Émilie, une autre adolescente de 15 ans, est présente. Suite à la rupture avec son petit ami, Nicolas, elle a fait une tentative de suicide et s'est retrouvée dans la chambre voisine de celle d'Hugo.

Chaque jour, elle vient voir Hugo. Chaque jour elle s'assied dans ce fauteuil de la chambre 110.

 

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